Journal de Voyage
Un autre Dragon de retour du Grand Prix d’Italia Dragon Cup de Sanremo, cette fois avec pour destination le Lac Balaton. Mille deux cents kilomètres à travers les Alpes jusqu’à Balatonfüred, en Hongrie, pour la prochaine étape du circuit international.
Le voyage
Le Grand Prix d’Italia Dragon Cup au Yacht Club Sanremo est l’un des rendez-vous principaux du circuit international de la classe Dragon — voiliers de neuf mètres dessinés en 1929, classe olympique jusqu’en 1972, aujourd’hui parmi les dériveurs de régate les plus répandus au monde. Ceux qui les emmènent en compétition à haut niveau suivent un calendrier qui parcourt tout le continent, et entre une régate et l’autre, le bateau doit se déplacer par voie terrestre.
Ce Dragon venait de terminer la semaine de régates dans le golfe de Sanremo et la prochaine étape était fixée au Lac Balaton, à Balatonfüred, petite ville hongroise qui abrite l’une des plus anciennes traditions de voile en eau douce d’Europe. La demande était simple : charger le bateau après le dernier jour de régates et le livrer à temps pour les vérifications techniques pré-régate en Hongrie.
Le parcours traverse toute la Plaine du Pô puis les Alpes orientales : A10 jusqu’à Gênes, A21 vers Piacenza, puis l’axe Brescia-Vérone-Padoue et l’autoroute vers le Frioul. La frontière slovène se franchit à Trieste et de là c’est la plaine jusqu’à Budapest, avec déviation finale vers le Balaton. Douze heures de conduite effective, réparties sur un jour et demi avec arrêt obligatoire pour le repos.
La particularité de ce transport est la destination : le Lac Balaton n’est pas un port maritime avec des infrastructures dédiées, mais un bassin lacustre avec des accès par rampes de mise à l’eau et grues mobiles. Il faut coordonner l’arrivée avec le club nautique local pour avoir la grue disponible et l’emplacement à quai déjà attribué. Nous nous sommes occupés de toute la logistique de livraison, y compris le contact avec l’organisation de la régate pour confirmer le créneau de mise à l’eau.
Transporter des bateaux de régate entre une compétition et l’autre est un service qui exige une ponctualité absolue et une connaissance des procédures de chargement pour embarcations à dérive mobile. Un simple remorque ne suffit pas : il faut un ber profilé pour la carène, des sangles de fixation positionnées aux points structurels corrects, et un conducteur qui sait ce que signifie livrer un bateau de compétition sans une rayure sur la coque.
Quelques photos du voyage
Vous devez transporter un bateau pour une régate ?
Qu’il s’agisse d’un lac en Hongrie ou d’un port en Scandinavie, nous prenons en charge le transport complet de votre embarcation entre une régate et l’autre.
